A la découverte de cet engin bizarre...
Posté : jeu. 19 mars 2009 5:28
Bonjour,
Je vous propose un petit bilan de 15 jours de side...
J'avais bien lu toutes les recommandations et expériences des gens du site... La nécessité d'un entraînement, le passage quasi-obligé par un stage... bref, être prudent pour être heureux !
JOUR 1
Mais, un achat compulsif, un échange moto-side à ne pas louper, pas le temps de faire un stage et un vieux fonds d'ado rebelle qui subsiste encore ont fait que le 7 mars (mon anniversaire !), je me suis retrouvé aux commandes d'un K1100LT attelé à un Panda JLD.
J'ai quitté le vendeur (adorable au demeurant) pour un périple de 120 bornes... tout excité mais absolument mort de trouille : je n'avais jamais conduit un sidecar auparavant !
J'avais calculé que même à une moyenne de 20 km/h, je pouvais arriver à la maison avant la nuit !
Il est vrai que les premiers tours de roue, en ville puis sur une rocade, sont particulièrement déroutants : j'ai créé des embouteillages mais j'ai réussi à quitter le flot des bagnoles sans encombre, pour prendre une série de départementales sur lesquelles j'ai pu découvrir le comportement de l'engin.
"Bon, quand je freine de l'avant ou que je décélère, le side veut doubler... quand j'accélère, c'est la moto qui prend les devants... anticiper, corriger, gérer... ouf ouf !"
"Virage à gauche, l'attelage plonge à la corde, faut y aller mollo ou on coupe trop le virage... Virage à droite, boudiou, si j'envoie pas du gaz une fois dans la courbe, je me fais embarquer vers l'extérieur... oh put' ! surtout ne pas faire de freinage réflexe car c'est le tout-droit : on se concentre, on lâche le frein, on force la direction et on met du gaz pour "assoir" la machine..."
Le trajet aurait pu s'appeler "tempête sous un Araï", tellement ça fusait dans ma tête ! Mais je suis arrivé à bon port, poussant le vice à finir par 50 km de routes de montagne (épingles, enfilades rapides, route étroite) et une descente rock'n'roll ou je me suis permis de rouler un peu vite (enfin, vite... disons que je me suis un peu moins traîné).
Je pense que ce début moins catastrophique que ce que j'aurais cru est du à deux choses : un attelage lourd, large et long, peu réactif et très bien réglé qui pardonne les approximations, ainsi que mon orgueil : je n'aurais jamais voulu reconnaître que j'avais fait un c*nnerie en quittant mon solo pour cet engin de malade... Par contre, je vois l'immense apprentissage que je dois faire pour bien rouler, sans être fébrile et concentré en permanence, et adopter un rythme "honnête".
Le soir, sortie de 4 ou 5 bornes pour voir ce qu'en pensent les femmes de ma vie : la maman s'amuse et Juju (bientôt 3 ans) me dit qu'elle "aime cro la moto-voiture".
JOUR 2
Petite balade en famille pour valider les premières impressions, et frimer un peu en montrant la bête à des potes motards : "Ah, le virage à droite, c'est plus facile panier chargé !"
Par contre, je ne sais pas si c'est normal, mais tous les potes motards, s'ils trouvent l'attelage beau, semblent consternés... me disent que ce n'est plus de la moto gnagnagna... Pour moi, je suis toujours autant motard, mais atypique...
JOUR 3
Je suis en formation à Montpellier cette semaine: on tente l'autoroute pendant 2 jours... un bon vent latéral de surcroit... aïe aïe aïe !
Moyenne de 120 en ligne droite, 90 dans le courbes de l'A75... je ne suis pas fier quand je dois doubler un semi dans un droite...
L'apprentissage continue !
JOUR 4
Idem mais sans vent, c'est quand même plus agréable, un peu d'assurance me vient...
JOUR 5
Après quelques jour au garage, je ressors le side en un beau samedi ensoleillé... on part en famille acheter un casque pour la petite, voir des potes qui construisent une baraque, passage chez Dafy Moto pour acheter des jets pour les grands (fait trop chaud en intégral, que ce soit dans le panier ou derrière le carénage de la K11).
200 bornes à un rythme balade, on s'arrête souvent, on pique-nique... on est bien...
La Juju dort 3/4 d'heure au retour ! Cooooooool !
Voilà mes premières impressions...
J'espère ne pas avoir ennuyé les lecteurs, mais c'était pour dire que je ne regrette pas ce bouleversement dans ma vie de motard !
Ce qu'il est important de souligner à mon avis, c'est qu'un side se conduit avec la tête : il n'y a rien d'intuitif ou d'automatique (en tout cas au départ) et avec une immense dose d'humilité (chose qui manque souvent au motard
).
Bon, allez je vous laisse... J'ai une grosse révisison et 2-3 réparations à faire sur l'engin.
Didier
Je vous propose un petit bilan de 15 jours de side...
J'avais bien lu toutes les recommandations et expériences des gens du site... La nécessité d'un entraînement, le passage quasi-obligé par un stage... bref, être prudent pour être heureux !
JOUR 1
Mais, un achat compulsif, un échange moto-side à ne pas louper, pas le temps de faire un stage et un vieux fonds d'ado rebelle qui subsiste encore ont fait que le 7 mars (mon anniversaire !), je me suis retrouvé aux commandes d'un K1100LT attelé à un Panda JLD.
J'ai quitté le vendeur (adorable au demeurant) pour un périple de 120 bornes... tout excité mais absolument mort de trouille : je n'avais jamais conduit un sidecar auparavant !
J'avais calculé que même à une moyenne de 20 km/h, je pouvais arriver à la maison avant la nuit !
Il est vrai que les premiers tours de roue, en ville puis sur une rocade, sont particulièrement déroutants : j'ai créé des embouteillages mais j'ai réussi à quitter le flot des bagnoles sans encombre, pour prendre une série de départementales sur lesquelles j'ai pu découvrir le comportement de l'engin.
"Bon, quand je freine de l'avant ou que je décélère, le side veut doubler... quand j'accélère, c'est la moto qui prend les devants... anticiper, corriger, gérer... ouf ouf !"
"Virage à gauche, l'attelage plonge à la corde, faut y aller mollo ou on coupe trop le virage... Virage à droite, boudiou, si j'envoie pas du gaz une fois dans la courbe, je me fais embarquer vers l'extérieur... oh put' ! surtout ne pas faire de freinage réflexe car c'est le tout-droit : on se concentre, on lâche le frein, on force la direction et on met du gaz pour "assoir" la machine..."
Le trajet aurait pu s'appeler "tempête sous un Araï", tellement ça fusait dans ma tête ! Mais je suis arrivé à bon port, poussant le vice à finir par 50 km de routes de montagne (épingles, enfilades rapides, route étroite) et une descente rock'n'roll ou je me suis permis de rouler un peu vite (enfin, vite... disons que je me suis un peu moins traîné).
Je pense que ce début moins catastrophique que ce que j'aurais cru est du à deux choses : un attelage lourd, large et long, peu réactif et très bien réglé qui pardonne les approximations, ainsi que mon orgueil : je n'aurais jamais voulu reconnaître que j'avais fait un c*nnerie en quittant mon solo pour cet engin de malade... Par contre, je vois l'immense apprentissage que je dois faire pour bien rouler, sans être fébrile et concentré en permanence, et adopter un rythme "honnête".
Le soir, sortie de 4 ou 5 bornes pour voir ce qu'en pensent les femmes de ma vie : la maman s'amuse et Juju (bientôt 3 ans) me dit qu'elle "aime cro la moto-voiture".
JOUR 2
Petite balade en famille pour valider les premières impressions, et frimer un peu en montrant la bête à des potes motards : "Ah, le virage à droite, c'est plus facile panier chargé !"
Par contre, je ne sais pas si c'est normal, mais tous les potes motards, s'ils trouvent l'attelage beau, semblent consternés... me disent que ce n'est plus de la moto gnagnagna... Pour moi, je suis toujours autant motard, mais atypique...
JOUR 3
Je suis en formation à Montpellier cette semaine: on tente l'autoroute pendant 2 jours... un bon vent latéral de surcroit... aïe aïe aïe !
Moyenne de 120 en ligne droite, 90 dans le courbes de l'A75... je ne suis pas fier quand je dois doubler un semi dans un droite...
L'apprentissage continue !
JOUR 4
Idem mais sans vent, c'est quand même plus agréable, un peu d'assurance me vient...
JOUR 5
Après quelques jour au garage, je ressors le side en un beau samedi ensoleillé... on part en famille acheter un casque pour la petite, voir des potes qui construisent une baraque, passage chez Dafy Moto pour acheter des jets pour les grands (fait trop chaud en intégral, que ce soit dans le panier ou derrière le carénage de la K11).
200 bornes à un rythme balade, on s'arrête souvent, on pique-nique... on est bien...
La Juju dort 3/4 d'heure au retour ! Cooooooool !
Voilà mes premières impressions...
J'espère ne pas avoir ennuyé les lecteurs, mais c'était pour dire que je ne regrette pas ce bouleversement dans ma vie de motard !
Ce qu'il est important de souligner à mon avis, c'est qu'un side se conduit avec la tête : il n'y a rien d'intuitif ou d'automatique (en tout cas au départ) et avec une immense dose d'humilité (chose qui manque souvent au motard
Bon, allez je vous laisse... J'ai une grosse révisison et 2-3 réparations à faire sur l'engin.
Didier
