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balade du 19
Posté : dim. 19 avr. 2009 23:35
par schnoully
montée vers le champ du feu

la tour du champ du feu

ensuite direction vers un endroit sinistre
le camp de concentration du struthof qui est le seul camp construit par les nazis sur le sol national
visite
l'entrée

des miradors

les rectangles que l'on voit matérialisent des baraquements
à peu près une vingtaines
le monument voulu par de gaulle en mémoire des victimes
tous les autres camps sur le sol français étaient des camps de transite
voilà c'était un peu d'histoire de notre pays j'espère que je ne vous ais pas ennuyé avec cela
Re: balade du 19
Posté : lun. 20 avr. 2009 7:23
par lou fada
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Jean FERRAT
Balade plus qu'émouvante...
Didier
Re: balade du 19
Posté : lun. 20 avr. 2009 7:28
par jo
impressionant ....ça fait encore froid dans le dos ce genre de camps .
merci pour ses photos

Re: balade du 19
Posté : lun. 20 avr. 2009 8:33
par hayafalco
c'est vrai que les années ont beau passées , ce sont toujours des photos difficile
merci tout de mm

Re: balade du 19
Posté : mar. 21 avr. 2009 12:19
par ghostjoy
l'histoire et une éternel répétition,
n'oublions pas ces momments sombres et inhumain,
pour ne que jamais, au grand jamais, personnes ne les reproduises.
merci de ton cr