Ni une, ni deux, mais trois !
Posté : mar. 14 oct. 2014 18:45
Bonjour le monde.
Gamin, chaque jour, je contemplais le ballet incessant des livreurs de journaux qui, comme des abeilles butineuses, allaient d'un kiosque à l'autre, y déposer leurs paquets. Les porteurs s'allégeaient au fil des dépôts à bien des coins de rues. Qu'il vente, qu'il pleuve, inlassablement, les side faisaient leur boulot : ils apportaient les nouvelles, les informations aux parigots.
Ma première leçon de conduite fut dans Paris, dans son centre, en fin de journée, sur un side série 2 et précision à ses côtés. Mémorable ! Entre le capharnaüm qu'était la circulation parisienne, les bus à plate forme aux freins insuffisants pour les démarrages en côte, les flics qui agitaient leur bâton tout en vociférant leurs ordres au sifflet, le moniteur qui ne pipait mot sinon pour me demander pourquoi je n'allais pas droit, ou encore : "Fais gaffe au trottoir"... bref, mon expérience ne fut pas enchantée. Ce qui explique peut-être, que durant de longues années, je suis resté sur deux roues, mais gardant toujours au fond de moi, le souvenir nostalgique de ces professionnels de la presse, qui en béret, qui en casquette, bien souvent tête nue, le tablier sur les gambettes, maniaient avec précision leur outil de travail, sans rechigner à l'image de leurs BM tout en souriant. Ils étaient autres... des différents.
Après une Norton, deux Guzzi, je suis entré dans l'aire du flat des productions bavaroises avec mes cheveux blancs. Le confort recherché y a grandement contribué. Puis la série 2 vint à son tour combler mon plaisir. De longues balades à son guidon, par tout temps, m'ont permis de comprendre le sourire des livreurs d'antan.
Ah la Steib ! Beau panier ! Le S500 fera l'affaire. mon attelage me plaît... Il me tarde de le ressentir à ma poigne, l'apprendre, le comprendre, me faire à lui... Avec lui, il me faut tout apprendre pour entreprendre de belles virées.
La première journée m'apporte les joies qu'un enfant ressent à ses premiers tours de pédales à vélo : j'en veux encore.
Le second jour, nous sommes bien partis pour une promenade d'une centaine de bornes. Soudain, un virage à droite... en descente, sans difficulté... Dans ma tête, depuis, je l'ai passé, repassé, sans aucune hantise. Mais ce jour là, mauvaise appréhension... l'instinct du deux roues me fait oublier tous les conseils reçus qui se doivent être instincts. Je fais un tout droit, dans un fossé, en contre-bas. Pompiers, gendarmes viendront me récupérer. Mon ami, lui aussi en side, s'occupe du reste et se charge des réparations qui sont en fait pas bien graves. Le panier n'a rien, la moto pas grand chose. Je m'en tire bien : une sale fracture du poignet seulement, avec sa plaque, ses vis...
Dans un mois normalement, mon attelage sera prêt... mon poignet, j'en doute. Mais il me tarde vraiment de repartir faire mon initiation à son guidon. Il faut que ma pogne se fasse à lui.
Cette erreur ne m'a pas dégoûté, bien au contraire : le side-car, il me faut le maîtriser, et cela se fait, à petits pas... comme les bigotes chantait J. Brel.
Gamin, chaque jour, je contemplais le ballet incessant des livreurs de journaux qui, comme des abeilles butineuses, allaient d'un kiosque à l'autre, y déposer leurs paquets. Les porteurs s'allégeaient au fil des dépôts à bien des coins de rues. Qu'il vente, qu'il pleuve, inlassablement, les side faisaient leur boulot : ils apportaient les nouvelles, les informations aux parigots.
Ma première leçon de conduite fut dans Paris, dans son centre, en fin de journée, sur un side série 2 et précision à ses côtés. Mémorable ! Entre le capharnaüm qu'était la circulation parisienne, les bus à plate forme aux freins insuffisants pour les démarrages en côte, les flics qui agitaient leur bâton tout en vociférant leurs ordres au sifflet, le moniteur qui ne pipait mot sinon pour me demander pourquoi je n'allais pas droit, ou encore : "Fais gaffe au trottoir"... bref, mon expérience ne fut pas enchantée. Ce qui explique peut-être, que durant de longues années, je suis resté sur deux roues, mais gardant toujours au fond de moi, le souvenir nostalgique de ces professionnels de la presse, qui en béret, qui en casquette, bien souvent tête nue, le tablier sur les gambettes, maniaient avec précision leur outil de travail, sans rechigner à l'image de leurs BM tout en souriant. Ils étaient autres... des différents.
Après une Norton, deux Guzzi, je suis entré dans l'aire du flat des productions bavaroises avec mes cheveux blancs. Le confort recherché y a grandement contribué. Puis la série 2 vint à son tour combler mon plaisir. De longues balades à son guidon, par tout temps, m'ont permis de comprendre le sourire des livreurs d'antan.
Ah la Steib ! Beau panier ! Le S500 fera l'affaire. mon attelage me plaît... Il me tarde de le ressentir à ma poigne, l'apprendre, le comprendre, me faire à lui... Avec lui, il me faut tout apprendre pour entreprendre de belles virées.
La première journée m'apporte les joies qu'un enfant ressent à ses premiers tours de pédales à vélo : j'en veux encore.
Le second jour, nous sommes bien partis pour une promenade d'une centaine de bornes. Soudain, un virage à droite... en descente, sans difficulté... Dans ma tête, depuis, je l'ai passé, repassé, sans aucune hantise. Mais ce jour là, mauvaise appréhension... l'instinct du deux roues me fait oublier tous les conseils reçus qui se doivent être instincts. Je fais un tout droit, dans un fossé, en contre-bas. Pompiers, gendarmes viendront me récupérer. Mon ami, lui aussi en side, s'occupe du reste et se charge des réparations qui sont en fait pas bien graves. Le panier n'a rien, la moto pas grand chose. Je m'en tire bien : une sale fracture du poignet seulement, avec sa plaque, ses vis...
Dans un mois normalement, mon attelage sera prêt... mon poignet, j'en doute. Mais il me tarde vraiment de repartir faire mon initiation à son guidon. Il faut que ma pogne se fasse à lui.
Cette erreur ne m'a pas dégoûté, bien au contraire : le side-car, il me faut le maîtriser, et cela se fait, à petits pas... comme les bigotes chantait J. Brel.
