L’histoire de Thierry Pichon commence quand un automobiliste lui refuse la priorité en 1991, alors qu’il est à moto.
Cela aurait pu stopper net sa vie, car il perd l’usage de ses jambes.
Mais notre homme, aujourd’hui âgé de 37 ans, décide de ne pas se laisser abattre.
Après une longue période de rééducation, il se raccroche à la vie en passant par le sport.
Avec une association handisport, notre homme cueille trois médailles de bronze en championnat de France de tir à l’arc, il participe à divers marathons à Berlin, en Floride, en Pologne, aux 20 km de Paris.
En 1995, grâce à une adaptation réalisée sur son side-car de route, il repasse son permis moto et reprend goût à ce satané virus de la moto. Le goût de la compétition le rattrape aussi, lorsqu’il découvre la discipline du side-car en championnat de France. L’achat d’un side de compétition suit rapidement mais l’engin est en mauvais état et les adaptations à son handicap sont longues à mettre en place. Entre temps, pour financer son projet, Thierry crée l’association Team 69 et se lance dans les courses de côte en championnat de ligue de Bretagne.
Mais il estime que la sécurité n’est pas réellement assurée en course de côte, et pense passer sur circuit. Mais le médecin de la FFM, Reinhard Kraenzler, lui répond que « les compétitions en circuit ne sont pas envisageables compte tenu des risques pour vous et les autres » .
Est-ce une précaution de bon sens, par exemple en cas de retournement du side-car ? « Mes bras sont bien plus puissants que n’importe quelle autre personne et je m’évacuerais plus facilement. D’autre part, sur les circuits il y a les commissaires qui assurent la sécurité. Ce qu’il n y a pas toujours en course de côte. »
Pour Thierry Pichon, il s’agit d’une discrimination car les pays voisins (la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre) acceptent ce type d’handicap et notre homme compte porter l’affaire devant les tribunaux. « Je vais essayer de rouler en Europe, puis en France. Et si l’on m’interdit de rouler sur les circuits, je porterai plainte pour discrimination. »
Discrimination dans le monde de la moto .
Discrimination dans le monde de la moto .
Modifié en dernier par Denis 91 le lun. 11 janv. 2010 11:41, modifié 1 fois.
Re: Discrimination dans le monde de la moto .
Voici le lien écrit sur Motomag' en 2006 ==> http://www.motomag.com/Thierry-Pichon-p ... edeArticle
On est en 2010 et rien à changé
On est en 2010 et rien à changé
Re: Discrimination dans le monde de la moto .
Effectivement rien n'a changé, on en avait déjà parler sur le forum en 2006
http://www.side-car-club-francais.com/f ... rry+Pichon
Pascal
http://www.side-car-club-francais.com/f ... rry+Pichon
Pascal
Re: Discrimination dans le monde de la moto .
c'est purement dégueulasse et c'est effectivement une discrimination pur et simple ...
ca me fait penser a ce golfeur unijambiste qui est également interdit de compétition dans le monde des "normaux" alors qu'il a largement le niveau reconnu de certains internationaux !(http://www.handimobility.org/blog/?p=5920)
il serait temps que les mentalités évoluent ...
ca me fait penser a ce golfeur unijambiste qui est également interdit de compétition dans le monde des "normaux" alors qu'il a largement le niveau reconnu de certains internationaux !(http://www.handimobility.org/blog/?p=5920)
il serait temps que les mentalités évoluent ...
Discrimination dans le monde de la moto .
La morale de l'histoire est que, suite à un handicap, l'avis médical est tout puissant ! Et, franchement, quand vous êtes la trentième personne de la journée à passer devant la commission du permis de conduire, les docteurs sont parfois bien fatigués...
Faut dire qu'ils ont passé la plus grande partie de leur journée à sermoner et engueuler les personnes qui se sont fait retirer le permis pour conduite en état d'ivresse... l'handicapé passe devant la même commission...
Là il faut être vigilant... Amputé fémoral droit, j'etais tellement heureux de pouvoir retrouver mon permis B, ma liberté, mon autonomie que j'aurais tout accepté... Alors je n'ai même pas essayé de discuter quand ils ont parlé de véhicule automatique avec dispositif d'acceleration adapté (inversion de pédale avec accelerateur à gauche) ... J'aurais pu facilement à ce moment là argumenter qu'on peut très bien conduire un véhicule automatique non équipé du pied gauche, ce que je fais actuellement (nouveau véhicule non encore modifié). La contrainte est que je suis dans l'incapacité légale de conduire aujour'dhui un véhicule non adapté, donc de louer un véhicule lors de déplacements... Cela m'a fait renoncer à plusieurs déplacements à l'etranger !
Pour mon side idem... dispositif de freinage adapté... Cela veut dire levier frein arrière au guidon ou alors freinage centralisé. Dommage que les freinages centralisés ne soient pas sur le frein avant...
En résumé s'il y a des handicapés qui doivent passer devant la commission du permis de conduire, il faut vraiment préparer le terrain avant la visite, se renseigner sur les possibilités, être prêt a se battre et surtout penser aux conséquences futures du choix des toubibs. En fait donner la solution clé en mains aux toubibs ! La plupart ont jamais vu un side car
Un amputé des deux bras a réussi à faire valider son permis B avec un véhicule adapté... Commandes vocales, commandes dans les appuis tête et petit volant a la place de la pédale d'embrayage... La conduite de ce véhicule est bien plus risquée pour le conducteur et les tiers que la conduite d'un side car sur circuit... J'espère de tout coeur qu'on le verra bientot sur circuit ce side
Faut dire qu'ils ont passé la plus grande partie de leur journée à sermoner et engueuler les personnes qui se sont fait retirer le permis pour conduite en état d'ivresse... l'handicapé passe devant la même commission...
Là il faut être vigilant... Amputé fémoral droit, j'etais tellement heureux de pouvoir retrouver mon permis B, ma liberté, mon autonomie que j'aurais tout accepté... Alors je n'ai même pas essayé de discuter quand ils ont parlé de véhicule automatique avec dispositif d'acceleration adapté (inversion de pédale avec accelerateur à gauche) ... J'aurais pu facilement à ce moment là argumenter qu'on peut très bien conduire un véhicule automatique non équipé du pied gauche, ce que je fais actuellement (nouveau véhicule non encore modifié). La contrainte est que je suis dans l'incapacité légale de conduire aujour'dhui un véhicule non adapté, donc de louer un véhicule lors de déplacements... Cela m'a fait renoncer à plusieurs déplacements à l'etranger !
Pour mon side idem... dispositif de freinage adapté... Cela veut dire levier frein arrière au guidon ou alors freinage centralisé. Dommage que les freinages centralisés ne soient pas sur le frein avant...
En résumé s'il y a des handicapés qui doivent passer devant la commission du permis de conduire, il faut vraiment préparer le terrain avant la visite, se renseigner sur les possibilités, être prêt a se battre et surtout penser aux conséquences futures du choix des toubibs. En fait donner la solution clé en mains aux toubibs ! La plupart ont jamais vu un side car
Un amputé des deux bras a réussi à faire valider son permis B avec un véhicule adapté... Commandes vocales, commandes dans les appuis tête et petit volant a la place de la pédale d'embrayage... La conduite de ce véhicule est bien plus risquée pour le conducteur et les tiers que la conduite d'un side car sur circuit... J'espère de tout coeur qu'on le verra bientot sur circuit ce side
Re: Discrimination dans le monde de la moto .
On fait tout pour que ça change et on éspére avoir un RDV avec la FFM trés bientôt
Pour ma part je suis aussi paraplégique, je roule en side-car également et mon freinage est "intégral", par contre ça freine beucoup plus fort uniquement sur la roue avant contrairement à ce que tu me décris pour le tiens quadybear
Pour ma part je suis aussi paraplégique, je roule en side-car également et mon freinage est "intégral", par contre ça freine beucoup plus fort uniquement sur la roue avant contrairement à ce que tu me décris pour le tiens quadybear
