Allez: départ Angoulême jeudi à 7h15, arrivée Mataro à 21h30. Pour ainsi dire pas de 4 voies sauf en Espagne après les cols. Routes départementales les plus viroleuses possible, col de Puymorens sous la neige fondue avec 10 cm de neige à raz la route par endroits, puis un col avec une quarantaine de kms de petits lacets dont les plus grandes lignes droites devaient faire 300m.Pas mal de pluie à partir de 14 h jusqu'à la descente du Puymorens.
Mal aux bras à l'arrivée mais content de n'avoir pas joué le boulet vu que j’étais avec 4 solos.(j'arrivais presque à gardé le contact dans les parties sinueuses du col
Retour: départ Mataro lundi à 7h30, arrivée à 22 h15 à Angoulême. Là encore, pas de 4 voies sauf en Espagne, et on s'est passé du Puymorens, on a pris le tunnel
A 200 kms de l'arrivée, les gauches devenaient un calvaire, j'avais mal aux paumes des mains. Une pose essence d'une bonne demi heure a bien amélioré les choses pour finir le voyage sous les orages à 20 kms de la maison.
J'avais dit à mes potes que je reviendrais dégouté ou accro, et bien, ce serait plutôt accro.
Avant de partir, j'avais fait à peu prêt 2000 kms, mais principalement en ville pour aller embaucher ou sur des petites routes que je connais, et jamais sur des longs trajets.
Je suis parti avec la double appréhension de ralentir le groupe, et de me planter sur un levé de panier, ou un tout droit sous la pluie.
Assez vite, je me suis senti à l'aise en roulant à un bon 110/120 et en arrivant à prendre les courbes à droite à bonne allure. (sauf que même encore, tant que je ne vois pas la sortie, j'ai un peu de mal à tenir les gaz, voir a en remettre
Ensuite est arrivée la pluie sous laquelle je n'avais pas encore roulé. En première/seconde, ça patine, mais après, ça va, sauf dans le Puymorens, ou je sentais parfois l'avant partir, mais c'etais limitte verglas.
Pour le col aux petits lacets, je suis monté en puissance. Doucement au début, et de plus en plus "fort" en inscrivant le side en travers au frein arrière (panier non freiné) dans les gauches sur la fin du col. En même temps, ça me reposait les bras.
Au retour ras sauf le vapor lock du frein avant qui m'a fait une belle frayeur, et m'a obligé à plus enrouler et anticiper.
Bilan: je suis capable de conduire le side à allure normale voir un peu soutenue, en prenant du plaisir à essayer de "trajecter", mais il y a des modifs a apporter à l'attelage: mettre un frein sur le panier, essayer de réduire un peu la chasse pour qu'il soit moins physique, et refaire le haut moteur ou en trouver un un autre car la consommation d'huile est conséquante.
Je commence a avoir des réflexes de vrai sidecariste: en sortant d'un rond point, j'ai serré un peu trop à droite et j'ai tapé la bordure qui a jeté le panier en l'air. Là, je suis parti a gauche avec une voiture qui arrivait en face. A ce moment là, je me souvient bien avoir eu le premier réflexe de vouloir tout couper pour reposer mais de m'être dit "si tu pose, tu part à gauche et tu tapes la voiture ou le faussé en face". J'ai alors réussi à tenir l'équilibre pour revenir à droite, reposer et repartir normalement. J'etais fier de moi!
Maintenant, je ne rêve plus que d'avoir un attelage plus performant, mais je ne pense pas que ce sera demain! En attendant, je vais peaufiner



